Le jeu libre, bon ou pas?

climbing-1134363_960_720Les enfants sont tellement encadrés et guidés. On ne les laisse pas s’ennuyer ou même prendre l’initiative de jouer comme bon leur semble. Comme si TOUT doit être éducatif et pourtant, un tout-petit a besoin d’explorer et de découvrir par lui-même.

Dans mon milieu, j’essaie d’intervenir le moins possible dans les ateliers et laisser les enfants faire leur bricolage comme bon leur semble. Je leur donne le thème et les directives mais je les laisse libre de les suivre ou non. Si je dirige l’enfant continuellement dans sa  »confection » je tue son imagination, sa liberté de faire comme il le pense et de constater par lui-même le résultat de son propre travail.

On apprend une foule de choses mais un tout-petit n’a pas à connaître l’alphabet au complet ou savoir compter jusqu’à 50 à son entrée à la maternelle. N’est-ce pas l’école justement qui le scolarisera? On peut très bien les éveiller à toutes ces connaissances mais pourquoi en faire des  »bolés » avant même leur entrée à l’école?

J’ai tellement de beaux souvenirs de mon enfance. On jouait dehors sans surveillance à outrance. On s’écorchait les genoux, les coudes, un pansement et on retourne dehors! J’ai appris à nager au lac sans professeur. J’ai ramasser des cailloux, des nids d’oiseaux, des coquillages. J’ai construit des forts de neiges et on s’attaquait de balles de neige. J’ai pêché la barbotte et le crapet soleil avec une branche, une corde à pêche et un hameçon. On modifiait nos bicycles en moto. On se fabriquait des arbalètes. On grimpait aux arbres. Les jours de pluie on faisait du lipsync sur nos chansons préférées, quand on sortait pas dehors pour jouer dans les flaques d’eau! On pêchait des écrevisses dans la rivière….J’ai aussi appris à gérer les conflits avec mes amis. Je faisais appel à un adulte juste si je n’arrivais pas à une entente.

Pas une journée ne passait sans qu’on ait quelque chose à faire! On nous laissait libre, nos parents ne jouaient pas avec nous, on jouait avec les enfants voisins. La rue était comme une grosse famille.

Quand j’ai eu mes enfants j’ai voulu leur offrir le même milieu, les mêmes valeurs. La nature, les grands espaces, du temps…pour jouer. C’est que j’ai fais. J’allais passer une heure par jour dehors avec elles beau temps mauvais temps. On s’est rempli la mémoire de beaux souvenirs. Mes filles se considèrent privilégiées d’avoir eu une enfance de jeux libres à souhait!

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